07 mars 2010

Pour une européanisation du mode d'élection du Parlement européen

Paris, 7 mars.
Je viens de découvrir dans la dernière livraison de la Revue Commentaire une proposition du spécialiste bien connu des systèmes électoraux Alain Lancelot. A partir du constat qu’une somme de débats nationaux ne crée pas un débat européen, Lancelot propose que les trois quarts des listes se présentent avec le même programme et sous la même appellation, présentent leurs programmes et leurs candidats 3 mois avant l’élection à Bruxelles ou à Strasbourg. Il propose aussi de porter à 12,5 % le seuil permettant d’avoir des élus et une règle stricte de non cumul et de non démission sauf pour une nomination européenne. Ces propositions sont discutables, celle notamment des 12,5, mais elles ont le mérite d’ouvrir le débat. Personnellement j'ajouterai l’application du système allemand (scrutin uninominal ou de liste majoritaire de circonscription corrigé par l’attribution de 10 à 20 % des sièges sur listes européennes transnationales). Le Mouvement européen et en tête les fédéralistes devraient se manifester maintenant. Sinon, les partis et les gouvernements objecteront comme d’habitude la proximité des prochaines élections.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Et même une circonscription représentant 5% des sièges suffirait !!!
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+COMPARL+PE-412.180+02+DOC+PDF+V0//fr&language=fr

Fabien Cazenave a dit…

Il faut que les partis européens présentent un candidat à la présidence de la Commission. Les Fédéralistes avaient raison de mener campagne sur ce thème en 2009. Il faut continuer.

D'ailleurs la proposition de M. Lancelot va dans ce sens.

LE PSE a présenté un programme, le PPE plus ou moins aussi (appelé également "Manifesto"), les Verts aussi.

Mais tant qu'on aura pas un enjeu clair dans le vote avec un résultat tangible derrière sur la Commission européenne, difficile pour le citoyen de voir l'intérêt de son vote.

Il faudrait aussi des listes transnationales.

Effectivement, n'attendons pas les derniers mois.