25 octobre 2007

Un discours de Jean-Claude Juncker

Paris,25 octobre 07 La réunion à Rome des instances du CIFE ( Centre international de formation européenne ) a été marquée par une intervention remarquable de son président Jean-Claude Juncker. Le premier ministre du Luxembourg regrette que l’on ait cessé d’être fier de l’Europe, juge naïve la certitude de la paix assurée pour toujours, regrette que le grand marché ne s’accompagne pas d’une dimension sociale. L’euro est un grand succès. Les critiques adressées à la Banque centrale sont injustes. Son action a été exemplaire pendant la crise de cet été. Il faut réduire les déficits et la dette quant la conjoncture est favorable. Les petits pays l’ont fait, mais non la France et l’Italie : deux poids, deux mesures. Le CIFE doit expliquer un traité inexplicable et nullement simplifié. Nous demeurons avec dix-sept traités. L’essentiel est sauvegardé mais les opting out font ressembler l’Union à un fromage suisse. La suppression des symboles est anti-pédagogique car l’Europe ne relève pas seulement de l’esprit mais du cœur. Le principal regret de Juncker est le report dans une foot note du principe fondamental de la primauté du droit communautaire. L’élargissement est un autre grand succès mais il a été mal expliqué. Il fallait réconcilier l’histoire et la géographie. Le nouveau traité marque un progrès par rapport à celui de Nice. Il faut aimer tout progrès même modeste. Dans son pays où les gens reçoivent des chaînes de télévision d’origines diverses, les auditeurs sont perplexes en entendant dire par les uns que le nouveau traité reprend l’essentiel de la constitution et par les autres qu’il en est complètement différent. La tâche d’explication n’en est pas facilitée. Les pays qui ont approuvé le traité constitutionnel par referendum ne revoteront pas car l’essentiel n’a pas changé. Ceux qui l’ont rejeté ne revoteront pas car le nouveau texte est différent…

2 commentaires:

Valéry-Xavier Lentz a dit…

Bonjour,

Le texte de ce discours est-il consultable en ligne quelque part ?

Robert Toulemon a dit…

Non je ne crois pas que ce discours soit disponible sur le net. C'est pourquoi j'y ai fait écho dans mon blog. RT