24 janvier 2009

Une première leçon de la crise

Paris, 24 janvier. La crise montre la fragilité d’une union monétaire qui n’a pas été accompagnée d’une union économique et budgétaire. Désormais les taux d’intérêts exigés des pays membres de la zone euro qui étaient très proches ont tendance à s’écarter. Les pays aux finances les plus dégradées risquent d’être placés devant un choix impossible: quitter la zone euro pour pouvoir dévaluer mais avec le prix insupportable d’une politique d’austérité prolongée. La raison voudrait que la Banque centrale garantisse la solvabilité des Etats membres et que ceux-ci se soumettent à une stricte discipline budgétaire. Le relâchement des disciplines imposé par la crise est dangereux. A plus long terme, seul un budget commun substantiel alimenté par une fiscalité commune est de nature à assurer la pérennité de l’union monétaire.

1 commentaire:

paris bar a dit…

Moi j'ai l'impression qu'on entre seulement dans la crise !